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La céramique est de loin le type de vestige archéologique le plus abondant. Chaque civilisation produisait sa vaisselle, avec des formes qui correspondaient à des usages particuliers, propres à la cité.

La plupart des vases retrouvés ne viennent pas de la Grèce proprement dite, mais d’Etrurie. Dans l’Antiquité, les vases faisaient l’objet d’un très grand commerce. En effet, c’étaient des biens recherchés dans l’ensemble du monde grec. Le fait de posséder de beaux objets était une question de prestige pour l’acquéreur.

Tous les vases n’étaient pas utilisés dans la cité où ils étaient produits mais circulaient parfois sur de longues distances avant d’être acquis par leur propriétaire. Par exemple, les princes étrusques aimaient particulièrement la céramique grecque aux époques archaïque et classique. Ils se fournissaient auprès des Grecs établis en Italie du Sud ou auprès de ceux qui circulaient en Méditerranée. De même, la fondation de colonies a entraîné une intense circulation d’hommes et d’objets.

Pour ce qui est des récipients de stockage, ce n’était pas le vase en lui-même qui était prisé mais son contenu: le vin et l’huile (conservés dans des amphores) les denrées alimentaires comme les céréales ou encore les olives (transportées dans des pélikè ou des pithos). Il s’agit alors d’un véritable commerce de marchandises concernant l’approvisionnement des diverses cités du bassin méditerranéen.

Afin d’approfondir ce sujet, on peut consulter ce lien. Ce site, Tables rondes des jeunes chercheurs en Archéologie, de la MMSH: la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, contient un article écrit par Audrey PELTIER-BUDA, une étudiante en Master 2 d’Archéologie, qui retrace de manière concise la diffusion de la céramique étrusque à figures rouges entre le IVe et le VIsiècle avant J.-.C. Pour plus de clarté, cette page web contient de nombreuses cartes géographiques.

Dans l’antiquité, la cité d’Athènes se développe progressivement devenant une plaque tournante dans les échanges commerciaux. C’est pourquoi, avec Corinthe (qui produisait et dispersait sa céramique dans toute la Grèce centrale, grâce à son port) Athènes était l’une des cités qui produisait le plus de vases antiques.

Pour en savoir plus sur l’histoire d’Athènes, ses relations, son développement dans l’histoire, on peut consulter ce lien. Ce site touristique, FranceBalade n’en est pas moins sérieux et complet puisqu’il possède des pages sur l’Histoire, en commençant par l’histoire de France ou encore de la Rome antique ainsi que l’histoire de la Grèce Antique, ce qui nous intéresse ici.

Plus scientifique, cette étude tiré de Persée, rédigée par Georges Vallet, un archéologue, spécialiste de la Grèce et de l’Italie méridionale, Directeur de l’Ecole française de Rome entre 1970 et 1983, met en avant ici le rôle d’Athènes dans le commerce et la circulation des vases dans l’Adriatique.

Pour aller encore plus loin, on peut également consulter ce PDF écrit par Pierre Rouillard, un historien français spécialisé dans la céramique grecque, exposant le rôle de Marseille dans le commerce et le transport des vases à figures rouges entre le Ve et le IVe siècle avant J.-.C.

Enfin, pour inclure une dimension archéologique à cet article, on peut ainsi se référer au site Philalithia (que nous avons déjà cité dans l’article Les offrandes à la déesse). Même si son auteur nous est inconnu, ce site n’en est pas moins complet puisqu’il insiste notamment sur les dernières fouilles en Grèce et il regroupe de nombreux liens vers des sites archéologiques spécialisés.

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